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 Préparation à l'installation de Linux

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Nombre de messages : 127
Age : 51
Localisation : france
Date d'inscription : 17/01/2008

MessageSujet: Préparation à l'installation de Linux   Sam 1 Mai - 10:30






Préparation
à l'installation de Linux




















Linux ne supporte pas tous les matériels qui existent dans le commerce
ou ailleurs. La faute en revient aux constructeurs qui développent des
drivers en général uniquement pour Windows. Les drivers Linux sont
généralement développés par des personnes qui possèdent un matériel
qu'ils souhaitent utiliser avec Linux ; cela n'est possible que si le
fabricant ne garde pas secrètes les spécifications de son matériel, ce
qui est malheureusement encore souvent le cas
Prérequis :






  • Microprocesseur
    :
    Intel x86 à base de
    microprocesseur 386 minimum (ou compatible comme AMD, CYRIX, etc.)
    (Je ne traite ici que des plates-formes "compatibles IBM PC")
    Il existe des versions de Linux pour le matériel plus vieux (286, etc.),
    mais cela dépasse le cadre de cette rubrique.
    Il existe aussi des distributions de Linux pour 680xx (




MkLinux), PowerPC
(Linux PPC,
debian
PPC
,
Mandriva PPC
ou
Gentoo PPC), Alpha, etc.



  • Disque dur
    :
    prévoyez pour le système
    lui-même de l'ordre de 1,5 Go pour une distribution assez récente,
    surtout si vous installez X Window (le sous-système graphique de Linux)
    avec des environnements de bureau de type KDE
    ou Gnome (très à la mode dans les distributions
    actuelles). Prévoyez aussi environ 128 Mo supplémentaires pour le Swap
    (i.e. mémoire virtuelle, on en reparle
    plus tard).
    Avec ça, vous allez déjà pouvoir faire tourner plein de choses. Sachez
    cependant que des "mini distributions" (ou parmi les
    distributions
    "classiques", la
    Slackware ; parmi les distributions light basé sur
    slackware, il existe
    drinou-linux) passent avec 100 ou 150 Mo
    de disque dur,
    mais là, pas question d'avoir un système graphique (encore que ...), ni
    de grosses applications de style base de données, etc.





  • Mémoire
    : prévoyez environ 128 Mo avec un système X (ça passe avec 64 Mo, mais
    avec les nouveaux environnements sous X ça risque de ramer) et plus vous
    en avez : mieux c'est.
    Là aussi, c'est juste une recommendation pour utiliser les logiciels les
    plus courants compris dans les distributions. Maintenant, si vous
    prévoyez de faire de votre serveur Linux une vraie usine à gaz (serveur
    WEB, base de données SQL, proxy serveur, OpenOffice.org...), prévoyez
    plus de mémoire.
    Si vous avez peu de mémoire (8 à 32 Mo) vous pouvez essayer d'installer X
    Window, mais sans KDE ni Gnome : utilisez plutôt quelque chose de plus
    léger dans le genre de Fluxbox
    ou Window
    Maker
    .








Maintenant voyons
de plus près le matériel supporté. Sachez qu'une liste assez complète se
trouve dans le Hardware-HOWTO (
anglais/ français) sur le site TLDP (The Linux
Documentation Project <www.tldp.org>
).
En général :







  • Les disques durs SCSI et IDE
    ainsi que leurs contrôleurs sont supportés dans la plupart des cas. Pour
    faire fonctionner un disque Serial ATA vous risquez d'avoir quelques
    problèmes avec l'installation par défaut des distributions : prévoyez un
    disque IDE standard pour faire l'installation et vous verrez après
    comment installer l'éventuel driver Serial ATA.








  • Les cartes
    réseau
    de type
    compatible NE2000 ISA ou PCI, ainsi que les cartes 3COM, HP, AMD... sont
    très bien supportées. En fait, la très grande majorité des cartes
    réseau fonctionnent sous Linux sans problème.


  • Les modems
    compatibles HAYES
    (attention toutefois à certains US ROBOTICS) mais évitez
    de préférence les "soft-modems" qui ne marchent que sous
    Windows
    (US Robotics Winmodem, modems internes PCI en général).
    En fait, la communauté Linux a développé des drivers pour la plupart de
    ces modems depuis quelques temps, cependant leur installation reste
    "pénible", mais c'est de moins en moins vrai.
    En bref, les modems externes sur port série ainsi que les modems sur bus
    ISA sont OK, évitez les modems internes PCI (mais vous devriez pourvoir
    faire fonctionner la plupart de ceux-ci moyennant un petit
    investissement technique).
    Les modems ADSL : ECI USB et Alcatel/Thomson SpeedTouch USB sont
    supportés, ainsi que la plupart des modem BeWAN. Tous les modems ADSL
    Ethernet sont supportés.
    Les fournisseurs d'accès restent souvent un problème. Certains providers
    (AOL pour ne pas le citer) rendent la connexion depuis Linux très
    complexe, allant jusqu'à tenter de faire interdire certains logiciels de
    connexion (
    penggy)
    alors qu'ils n'en fournissent pas !


  • Les cartes
    graphiques
    : toutes
    les cartes anciennes de type S3, S3 Virge, Trident, Cirrus Logic, etc.
    passent sans problèmes, mais attention aux dernières cartes vidéo très à
    la mode sous Windows... Je vous conseille si vous voulez de bonnes
    performances des cartes de type Matrox G200, les 3Dfx (toute génération,
    même la Rush
    est paraît-il supportée). Les cartes vidéo évoluent très
    vite, et peu de constructeurs font des efforts pour X... Attention donc.
    Pour une liste à jour, allez sur le site de XFree (voir dans les
    liens). Au niveau de l'accélération 3D, les cartes 3Dfx sont
    parfaitement supportées, mais
    XFree
    4.2.x

    a changé la donne. La plupart des cartes
    NVidia fonctionnent sans problème en 2D et assez bien en 3D (pour peu
    que vous installiez les drivers 'closed-source' de chez NVidia). La
    plupart des cartes de chez ATI fonctionnent aussi en 2D (y compris les
    Radeon 8500, ...) et certaines sont supportées en 3D accélérée par XFree
    4.3.0.


  • Carte série
    multiports
    .


  • Carte tuner TV
    : les cartes à
    base de chipset BT8xx (848, 878...) sont très bien supportées (comme la
    Mìro PCTV). Les cartes ATI ALL in Wonder disposent aussi
    de drivers,
    voir
    gatos.sourceforge.net.

  • De plus en plus
    de webcams sont
    supportées. Les webcams philips sont supportées par un driver
    spécifique, et beaucoup de webcams sont prises en charge par le module
    OV511
    ou par le module
    CPiA.

  • Scanner : évitez absolument les
    scanners parallèles (quoi que ca commence à bouger de ce côté-là, mais
    pour l'instant ils ne sont pas très bien supportés). Par contre,
    beaucoup de scanner SCSI fonctionnent très bien (Voir la home page de
    SANE pour les
    scanners supportés), en particulier certains scanner n'ont plus de
    driver pour Windows 2000 et XP mais en ont pour Linux ;-). De plus en
    plus de scanner USB sont également supportés.


  • Imprimante : évitez certaines
    anciennes Hewlett Packard jet d'encre qui sont en fait des
    win-imprimantes (ex : HP820 Cxi) ne fonctionnant que sous Windows 9x
    (même pas NT !). La plupart des imprimantes LASER fonctionnent très
    bien, mais des win-imprimantes y sont aussi apparues :-(.


  • Lecteur ZIP
    sur port parallèle,
    SCSI ou USB : aucun problème.


  • Lecteur JAZ, ZIP,
    de bandes, etc...
    SCSI : tous très bien supportés, il n'y a quasiment pas de configuration
    à faire.


  • Lecteur CD-ROM
    et graveur
    : les graveurs SCSI sont très faciles à configurer ; pour configurer un
    graveur IDE, allez voir la rubrique. En bref, les graveurs SCSI ou IDE
    fonctionnent sous Linux sans problème, les distributions récentes les
    configurent automatiquement et vous n'aurez aucun souci.


  • Les périphériques
    USB sont
    relativement bien supporté quand les constructeurs fournissent des
    documentations techniques. Ainsi, les souris USB, les claviers USB (même
    ceux ayant des touches supplémentaires, voir :
    LinEAK), les webcams, les modems
    ADSL, les appareils
    photos numériques, les USB-Keys, etc. sont très bien supportés, sauf
    exception...


  • Les DVD
    sont maintenant très
    bien supportés, essentiellement par plusieurs logiciels : xine, mplayer
    ou oggle. Les graveurs de DVD sont eux aussi assez bien supportés (de la
    même façon que les graveurs de CD, et par les mêmes logiciels).









Voilà, cette liste
est très incomplète mais permet de débuter. Pour une liste plus
complète de matériels supportés, allez voir le Hardware-HOWTO (
anglais/ français) pour les matériels spécifiques.









Choisir sa distribution

















Il y a dans les listes de distribution et sur
Usenet des débats acharnés où chacun cherche à prouver que "sa"
distribution est meilleure que les autres. C'est avant tout une question
de goût personnel. Voici les principales distributions :



Distribution

Commentaire

type
de

paquet


Red-Hat

la plus
connue. Assez simple à
installer pour un débutant mais pas la plus simple à maintenir à mon
goût.


rpm

Mandriva

C'est
aujourd'hui la distribution la
plus utilisée sur les Desktop. C'est certainement l'un des plus faciles à
installer, elle dispose d'un
bon site pour avoir
des correctifs, forums... et de plus elle est francisée (elle est
réalisée par une société française). Vu le support qu'il y a
derrière, grâce à leur site et leurs listes de diffusions, je trouve que
cette distribution est un bon choix pour un débutant. De plus, cette
distribution est complètement libre.


rpm

SuSE

très
bonne distribution pour les
débutants aussi (installation simple) et bon site aussi pour le support.


rpm

Debian

c'est
vraiment LA distribution
libre (elle ne comporte que des logiciels libres) et à part : le groupe
de développeurs ne met à la disposition des personnes intéressées que
l'image ISO de la distribution : il n'y a pas de société pour la
commercialiser - et aucun impératif marketing, au contraire : la
distribution sort quand les développeurs responsables du projet Debian
estiment que tout est bon (ce qui donne des décalages entre ce qui était
annoncé et la date réelle de sortie !). Bref, c'est une distribution
très stable, mais plutôt pour les initiés. Sinon vous pouvez toujours
utiliser Ubuntu qui contrairement à Debian est particulièrement facile à
prendre en main.


deb

Slackware

je la
trouve excellente ;
l'installation n'est pas toute simple, mais je trouve sa maintenance
plus aisée que sur les Red-Hat. Bref, c'est une distribution pour les
initiés. Par contre, la
Slackware est souvent en retard par rapport aux
autres distributions au niveau des versions des logiciels.
Cette distribution permet de s'installer dans très peu de place disque
(moins de 100 Mo) en ne choisissant que les packages indispensables.


.tar.gz

Gentoo

C'est
une distribution 'source' : on
démarre avec un CD bootable en mode texte, on lit la documentation
fournie et on compile tous les outils qu'on va utiliser. C'est une
distribution qu'on choisit lorsqu'on a un peu de pratique.
Sa grande qualité : un excellent gestionnaire de package inspiré des
"ports" de BSD.


.ebuild

• Il
existe encore bien d'autres
distributions...







La facilité de
trouver des paquets rpm milite également en faveur de Red Hat et
de Mandiva, mais on trouve également tout en .tar.gz, ce qui
permet d'installer tout logiciel sur toute distribution ; il suffit de
le compiler si le package ne contient pas une version binaire.


Se procurer une distribution :
Si vous avez une bonne connexion au Net (ADSL, câble ou LS à votre
travail) vous pouvez télécharger une distribution complète. Mandriva,
Ubuntu, RedHat et Debian sont disponibles en image ISO (un seul fichier
d'environ 700 Mo qu'il suffit ensuite de graver sur un CD).

Si vous souhaitez/devez acheter une distribution, vous la trouverez dans
les librairies, FNAC, etc. Optez pour l'une
d'elle avec si possible un gros livre fourni avec. Evitez aussi les
distributions en boîte à plus de 60 euros, on est souvent déçu par le
soit-disant contenu. Mandriva vend un DVD comportant tous les logiciels
de la distribution, il est très pratique. De plus, de nombreux magazines
informatiques proposent régulièrement sans supplément de prix (vers les
6 ou 7 euros donc) une distribution toute récente. Vous pouvez
également trouver tout un tas de CD à bas prix chez Mandriva, ou chez
Ikarios.

[]Débuter :
Si vous commencez avec Linux, je vous conseille de choisir Mandriva,
Ubuntu ou SuSE, ou mieux : commencez par tester Linux avec le Live-CD de
Knoppix
: c'est une distribution qui est conçue pour fonctionner depuis le CD,
sans s'installer sur le disque dur. Pour tester Linux en grandeur nature
sur votre matériel, c'est l'idéal.








Préparer ses disques durs















Je ne vais pas vous décrire toute la procédure
d'installation, mais vous donner des conseils utiles, avec un peu
d'explications. Le installation-HOWTO (
anglais/ français) ou le Guide d'installation et de
démarrage

(en anglais) sont là pour ça, les docs des
distribs et des centaines d'autres sites aussi.









Un peu de théorie










Les systèmes de fichiers

Le système de fichiers
(ou File System ou FS),
c'est la façon dont le système d'exploitation structure les données sur
le disque dur.


Comme tout système
d'exploitation, Linux dispose de ses propres systèmes de fichiers :







  • EXT2FS (ou ext2) : c'est
    le système de fichiers historique de Linux, il n'est pas forcément le
    meilleur choix car, n'étant pas journalisé, si vous éteignez mal votre
    ordinateur, linux prendra beaucoup de temps pour tester les disques durs
    (de la même manière que le scandisk de Microsoft).








  • EXT3FS (ou ext3) : c'est
    l'évolution logique du ext2. Il présente l'avantage d'être compatible
    avec l'ext2 tout en étant journalisé. Il n'implémente toute fois pas les
    toutes dernières innovations en matière de journalisation. Utilisez ce
    système de fichiers si vous comptez pouvoir relire des informations
    depuis votre windows.


  • REISERFS : c'est un système de
    fichiers journalisé. C'est un bon choix. Il est réimplémenté à partir de
    zéro et bénéficie de beaucoup d'innovations.









Il en existe
d'autres, mais préférez-leur l'un de ceux-là, sauf si vous avez une
bonne raison.


Windows utilise
quant à lui un système VFAT (partitions limitées à 2 Go) ou FAT32, voire
FAT (l'ancien système de fichier du DOS). Vous ne pouvez pas installer
Linux sur une partition de ce type, car elles ne gèrent pas les
permissions. Les dernières versions de Windows (NT, 2000 et XP)
utilisent aussi le système de fichiers NTFS, mais Microsoft n'a pas
fourni les spécifications techniques de ce format et Linux (ainsi que la
plupart des autres systèmes d'exploitation) est incapable de le gérer
correctement (prévoyez une partition en VFAT-FAT32 pour partager des
informations facilement entre Linux et Windows) : Linux sait lire les
informations sur une partitions NTFS mais pas en écrire (cette
fonctionnalité est en cours de développement).
Les disques durs et les partitions sous
Linux

Tout d'abord, voyons
comment Linux identifie et
organise les disques durs.


Pour les disques IDE,
la numérotation se fait avec un préfixe "hd", suivi par une
lettre, "a" pour le premier IDE maître, "b"
pour le
premier esclave, etc.
En résumé on a :







  • hda Disque maître sur le 1er
    contrôleur IDE








  • hdb Disque esclave sur le 1er
    contrôleur IDE


  • hdc Disque maître sur le 2eme
    contrôleur IDE


  • hdd Disque esclave sur le 2eme
    contrôleur IDE









Si vous avez
d'autres contrôleurs IDE (hé oui, cela arrive !) la numérotation se
poursuit (hde, hdf, etc.).
Attention : les lecteurs de CD-ROM IDE apparaissent comme un disque dur.
Si votre CD est maître sur la deuxième nappe par exemple, il sera nommé
hdc.


Pour les disques SCSI,
cette fois c'est l'ID SCSI qui va donner la lettre, le préfixe étant "sd".

Prenons par exemple 3 disques scsi d'id 0,1 et 3 on va avoir :







  • sda Disque d'ID 0








  • sdb Disque d'ID 1

  • sdd Disque d'ID 3








Attention : les
lecteurs de CD-ROM SCSI, les ZIP, JAZ, etc. SCSI ainsi que les
périphériques de stockage USB (appareils photo, clefs USB...)
apparaissent comme un disque dur SCSI ; ils se nomment aussi sdx
suivant leur ID. Astuce : pour connaître la liste de vos périphériques
de ce type, tapez :
cdrecord -scanbus.


Les partitions
sont quant à elles
représentées par le nom du disque dur, suivi d'un chiffre représentant
la partition.
Par exemple, la première partition du premier disque IDE se nomme hda1,
de même, la troisième partition du disque SCSI d'ID 1 se nommera sdb3.




Organisation des fichiers sous Linux : L'arborescence

Sous Linux, ou tout
autre Unix d'ailleurs, il
n'y a pas de lettre représentant le disque dur comme le C: de
Windows/DOS.

Il y a une seule arborescence, qui débute à la "racine", notée '/',
et tous les disques durs/partitions apparaissent dans cette
arborescence avec leur contenu de façon transparente comme un
répertoire.


Les périphériques
De plus, tout périphérique est identifié à un fichier qui se trouve dans
le répertoire /dev (comme device, périphérique en
anglais). Par exemple, le disque maître du deuxième port IDE est
identifié par /dev/hdc, sa deuxième partition par /dev/hdc2.

Le lecteur de disquette est représenté par /dev/fd0, etc.


Les partitions / les
points de montage

Les partitions que l'on va créer sur les disques durs seront attachées à
des répertoires de l'arborescence, ou "points de montage".
C'est
ce qu'on appelle "monter une partition". Le point de montage
est
un simple répertoire, vide avant le montage, et qui après le montage,
représente le contenu de la partition montée.

Par exemple, supposons que nous ayons créé une partition /dev/hda2
(premier disque IDE, 2ème partition) pour contenir le système. On montera
cette partition (automatiquement, heureusement !) dans le répertoire
racine /. Si la partition /dev/hda3 est destinée à
contenir les données utilisateur, on la montera dans le point de
montage
(=répertoire) /home. On verra le contenu de cette
partition dans le répertoire /home comme si c'était n'importe
quel autre répertoire, alors que physiquement les données sont sur une
autre partition.

De même, pour accéder à la disquette, on montera le périphérique /dev/fd0
dans le point de montage /mnt/floppy ou /floppy (selon la
distribution) et pour accéder au CD-ROM, on montera le périphérique /dev/cdrom
dans le point de montage /mnt/cdrom ou /cdrom.


Les répertoires standards
Linux possède des répertoires "spéciaux" à la racine (un peu comme le
C:windows),
qui sont classiques dans les systèmes Unix et peuvent ou non
représenter un point de montage pour une partition.


On a déjà vu par exemple le
répertoire spécial /dev
où tous les périphériques sont répertoriés en tant que fichiers, ou
encore le répertoire /home qui contient les données personnelles
des utilisateurs.


Chacun des répertoires
ci-dessous peut être soit
un simple répertoire dans la partition racine, soit le point de
montage
d'une autre partition, mais dans tous les cas le résultat
est le même : des fichiers dans des répertoires.


[size=12]Les répertoires
standards de Linux sont :









/

La
racine du système = la base.


/boot

Fichiers
utilisés pour booter le noyau


/usr

Programmes,
données, accessibles par
les utilisateurs et non nécessaires lors du boot


/home

Tous les
répertoires de base des
utilisateurs et de certains services comme le FTP, le serveur Web,
Samba, etc.


/dev

Tous les
périphériques


/bin

Programmes
nécessaires au boot, et
disponibles ensuite à tous les utilisateurs


/sbin

Programmes
nécessaires au boot,
disponibles au root uniquement


/var

Fichiers
de log, spool d'impression, de
mail, etc. En général, fichiers qui changent tout le temps


/etc

Fichiers
de configuration du système


/root

Répertoire
home de l'administrateur


/lib

Bibliothèques
et modules (comme les DLL
de Windows) nécessaires au boot


/tmp

Fichiers
temporaires


/mnt

Répertoire
proposé pour monter des
périphériques (ou /mnt/cdrom, /mnt/floppy, /mnt/zip, etc.)


/proc

Fichiers
d'information sur la
configuration système (les fichiers sont générés dynamiquement, pas de
modifications possibles). Les fichiers dans ce répertoire n'existent pas
sur le disque, c'est Linux qui les crée en temps réel lorsque vous en
avez besoin.


/opt

Dans ce
répertoire (optionnel), on peut
ajouter des logiciels afin qu'ils ne s'installent pas dans les
répertoires système.





<blockquote>
Et j'en passe...
</blockquote>










Passons à la pratique !










On peut installer Linux sur
une partition
DOS/Windows avec par exemple Linux4win de Mandriva. Cette méthode est
pratique car elle nécessite un minimum de travail sur le système
d'exploitation d'origine (en général Windows) : Linux s'installe dans un
gros fichier sur le disque Windows.
Cependant, je vous déconseille cette méthode, à moins que vous y soyez
obligé. Un tel système est très ralenti (au moins d'un facteur 2) et
vous allez être très déçu des performances de Linux ; de plus il arrive
parfois des problèmes d'incompatibilités avec cette méthode. Au prix où
sont les disques durs aujourd'hui et vu leur taille grandissante, vous
trouverez bien de la place pour créer des partitions Linux.
Préparation

Avant de commencer
l'installation, vous allez
donc devoir libérer de la place pour les nouvelles partitions Linux. Si
vous comptez installer Linux sur un disque vierge, pas de problème. Par
contre, si vous voulez faire cohabiter Windows et Linux sur le même
disque, et que Windows est déjà installé sur la totalité du disque, il
va falloir arranger ça (à moins que vous ne vouliez réinstaller
Windows de zéro).


On va devoir
passer de ça :


<----------------- Windows
-------------->
|==========================================| <- disque dur


à ça :
<- Windows -> <- place libre pour Linux ->
|=============|============================| <- disque dur



Alors soit vous virez tout et
vous réinstallerez
Windows, c'est le plus simple évidemment,
soit vous redimensionnez votre partition Windows. Pour ce faire,
utilisez un logiciel approprié, comme FIPS (souvent sur les CD des
distributions), ou
Partition Manager (un freeware sous DOS) encore
Partition Magic (produit
commercial). Pour ça, je vous renvoie à la documentation du logiciel
utilisé.

Remarque 1 : Partition
Manager a l'air
intéressant, il fonctionne sous DOS, est freeware, et existe en
version française. Il permet de gérer les partitions, de sauver le MBR
(Master Boot Record, c'est là que vient s'enregistrer LILO dans un
fichier, de le restaurer, de modifier la taille d'une partition, de la
formater, etc. (Voir la
page de Partition Manager.)


Remarque 2 : la distribution
Mandriva est livrée
avec un utilitaire de repartitionnement très performant, sachant même
redimensionner les partitions au format NTFS.




Dans tous les
cas, pensez à sauvegarder vos données perso !

Installation proprement dite : le
partitionnement des disques

La plupart des
installations commencent de la
même façon : on crée une disquette de boot sous DOS/Windows avec
l'utilitaire "RAWRITE" (livré sur les CD des distributions), des fois

même deux disquettes (pour la
Slackware) ; en général le CD de la
distribution est bootable (Mandriva par exemple) et il n'y a alors pas
besoin de disquette. Puis on boote sur la disquette ou le CD.

Ensuite on suit les indications du programme d'installation, puis on
arrive sur le partitionnement des disques (attention à la Slackware où
on n'atterrit pas sur ce point directement : après s'être logué en root

il faut taper "fdisk" AVANT de taper "setup").
Détaillons
un peu cette procédure de partitionnement.


Pour
partitionner votre disque vous allez appeler la commande fdisk

suivie du nom du disque sur lequel vous voulez installer Linux, par
exemple "fdisk /dev/hda". Des logiciels plus conviviaux
existent
comme DiskDruid (disponible lors de l'installation d'une Red Hat par
exemple) ou DiskDrake de Mandriva fonctionnant en mode graphique (mais
il me semble qu'il nécessite que Linux soit déjà installé !).


Je vous renvoie
à l'installation HOWTO (
anglais/ français) pour toutes les commandes de
fdisk
; les principales
sont :







  • n Crée une partition, de
    type linux native (ext2fs) par défaut.








  • t Change le type d'une
    partition (83 linux native, 82 linux swap).









Dans fdisk,
tapez "m", afin d'accéder à la liste de toutes les commandes
possibles. C'est assez bien indiqué dans l'installation-HOWTO.


Attention
: le nombre de partitions dites "primaires" est limité à 4.
Ainsi, si vous souhaitez définir plus de 4 partitions sur un même
disque, l'une de ces 4 partitions primaires doit être définie comme "étendue",
elle contiendra alors toutes les autres partitions. Les partitions
primaires sont numérotées de 1 à 4, les partitions créés à l'intérieur
de la partition étendue sont numérotées à partir de 5.

De combien de partitions
allez vous
avoir besoin ?








  • Tout d'abord, une partition pour le swap.
    Le swap c'est la mémoire virtuelle de Linux. La taille ? Ca va dépendre
    de votre mémoire physique. Une partition de swap de 128Mo avec 64 ou
    128 Mo de RAM physique suffit amplement pour une utilisation standard.
    Je vous conseille donc un swap de 128 Mo : créez sous Linux avec fdisk
    une partition de type 82 de 128 Mo.








  • Pour le reste,
    vous avez le choix :
    La chose la plus simple est une seule partition (en plus du swap), qui
    contiendra toutes les données (système & utilisateur) ; prenez le
    plus de place possible (1 Go mini).
    En fait, il est intéressant de créer au moins deux partitions : une qui
    contiendra le système et une autre pour vos données personnelles. Comme
    ça, vous pouvez réinstaller Linux et même formater la partition système
    sans perdre vos données perso. Pour la même raison, on peut pousser le
    raffinement jusqu'à avoir une troisième partition afin de contenir les
    logiciels que vous installerez par la suite (OpenOffice par exemple).
    (voir plus haut le tableau des
    répertoires standards)

    À ces
    partitions, on attribuera des points
    de montage
    .
    - C'est quoi un point de montage ?
    - Ah mais vous n'avez pas lu le paragraphe précédent
    ? :-)








Si vous
installez un serveur :



L'une des
méthodes les plus utilisées, c'est de mettre le /
sur un petit
disque ou une partition, puis /usr sur un autre disque en point
de montage. Si notre système va être un serveur avec beaucoup
d'utilisateurs, qui vont avoir beaucoup de données personnelles à
stocker, on peut créer aussi un /home en point de montage sur un
autre disque. On va aussi généralement réserver un disque ou une
partition pour le répertoire temporaire que l'on montera dans /tmp,
et encore une autre pour le /var. En fait, on ne va laisser dans
le disque contenant la racine que les informations qui bougent peu et
dont le volume augmente peu.
Ainsi on ne charge pas le disque de point de montage / des
répertoires /usr, /home, etc., ce qui permet de facilement
maintenir le système (si /home est plein, on prend un disque +
gros que l'on monte en /home et on recopie tout dessus, ça permet
de ne pas casser le reste...), etc. Ca a plein d'avantages, je vous
conseille de faire comme ça si vous avez plusieurs disques. De plus si
un disque crashe, si ce n'est pas le disque contenant la racine /,
ça permet de rebooter quand même la machine, de travailler un minimum
pour réinstaller un disque sans à avoir à réinstaller un système de
base.
Remarque : si vous installez un serveur qui sera très sollicité, soyez
généreux pour la taille du swap (2 fois la taille de la RAM est un bon
début).

Si vous
installez sur une machine perso :



Sur une machine
mono-utilisateur, voire mono-disque, on peut faire une partition pour
le /
(mini 1Go
recommandé 2Go), une pour /home et une pour
le swap (128 Mo par exemple). Vous pouvez aussi éventuellement faire
une partition pour /opt qui contiendra les logiciels que vous
avez installés vous-même et qui ne proviennent pas de la distribution.
Ca permet de mettre à jour voire de réinstaller la distribution sans
trop devoir travailler derrière pour que ça fonctionne comme avant.


exemple de
partionnement :
<- /dev/hda1 -> <---
/dev/hda2
(étendue) -->
(primaire) /dev/hda5 hda6 hda7
<-- Windows --> <-- / --> <- /home -> <-pt
de montage
|===============|=========|===========|======| <-disque dur
2,5 Go 2,5 Go 5 Go 128 Mo



Lorsque vous disposez de
beaucoup de place sur
vos disques (j'ai par exemple 2 disques de 80 Go), pour une utilisation
personnelle, 3 ou 4 Go suffisent pour la racine (ou alors 1 Go pour la
racine et 2 Go pour /usr), gardez votre swap entre 128 et 512 Mo, et
enfin, le reste pour /home (j'ai monté un de mes disques contenant une
seule partition dans /mnt/data et j'y stocke mes fichiers multimédia).



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Préparation à l'installation de Linux
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